Explosion à l'AZF

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Vendredi 21 septembre 2001, 10h17 environ, un énorme choc secoue toute la ville. Dans le contexte mondial actuel, chacun croit à un attentat dans son quartier. Un nuage rougeâtre monte dans le ciel. On devine les vapeurs rousses nitreuses si caractéristiques de l'AZF ex ONIA, plus exactement LA GRANDE PAROISSE. 

Le bilan est maintenant sensiblement connu pour les morts et les blessés. 

Toulouse compte aujourd'hui 29 morts 
et largement plus deux mille blessés dont 34 blessés graves
.

Le bilan matériel est lui aussi monstrueux. Les dégâts vont se chiffrer en milliards d'euros. Les vitriers, les couvreurs, les menuisiers ont du travail pendant longtemps. La S.E.M.V.A.T courageusement reprend son service dès lundi matin, elle a perdu plus de 100 bus. Le site de l'O.N.I.A. n'est plus que ruines. Le stadium menace de s'écrouler, la cité universitaire Daniel Fauché est fermée, Darty est pulvérisé, Brossette explosé, l'hôpital Marchand dévasté, les tours de Seysses , l'AFPA, le lycée Galliéni saccagés ....

Par chance, Ramonville a été épargné grâce au coteau qui nous sépare de la Garonne. L'onde de choc qui a remonté celle-ci jusqu'au coeur de Toulouse a été dévié par la falaise de molasse sur la rive droite évitant Pouvourville, Gleyze-Vielle et Ramonville. 

Ce complexe que l'on regardait toujours avec une certaine angoisse nous a récemment posé interrogation pour l'augmentation de la production . Le débat au Conseil était très partagé, comme depuis des dizaines d'années. Bien entendu, on a évoqué les risques, les emplois, le dossier technique prouvant que cette augmentation de production allait aussi dans le sens de plus de sécurité et moins de pollution. Le dossier était présenté par l'industriel et bien entendu donnait tous les arguments favorables : malgré plus de production, on allait sans aucun doute vers une meilleure maîtrise de la pollution et des risques. Nous avions été choqué de voir qu'en fait le demandeur était à la fois juge et parti. C'est la raison pour laquelle notre groupe c'était abstenu lors du vote.

Personne ne comprend comment un stockage réputé non risqué a pu se transformer en bombe d'une extrême violence sachant que pour que l'explosion ait lieu, il faut chauffer à 210° apporter un réactif + un détonateur ? Espérons que l'enquête saura donner la réponse et que tout lien avec un acte de terrorisme sera exclu.

Nos pensées sont pour les malheureux qui ont vu un des leurs y laisser leur vie, qui souffrent, 
qui ont leurs appartements dévastés. 

Notre association s'est placée à la disposition de Toulouse pour apporter même modestement notre contribution pour aider ceux qui souffrent de cette explosion et a demandé au Maire de Ramonville l'ouverture d'une cellule de crise destinée à porter aide et assistance aux Toulousains en catastrophe.

Nous ne voulons plus voir un tel risque planer sur nos têtes.

Personne à Toulouse maintenant ne peut accepter la présence dans un grande agglomération d'un complexe industriel aussi épouvantablement dangereux.

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