Projet MARNAC

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Quelques commentaires sur cette réunion publique du jeudi 8 Novembre 2001 au cinéma l'Autan :

BUT DU MAIRE : lancer l'opération 'MARNAC' : Il s'agit de réhabiliter les étages de l'ensemble commercial de Marnac.

La salle est surtout occupée par le"club" Cohen, quelques habitants du quartier (maximum 10 personnes) et nous. Sur le podium, autour du maire, Monsieur Baillade, directeur de l’Office départemental de HLM, (mari de Mme Baillade, ex-conseillère municipale), un architecte du cabinet réalisant l’étude, le syndic de la copropriété.

Comme il n’y a plus d’activités dans les étages de l’ensemble commercial de MARNAC déserté par les cabinets médicaux, l’école de commerce et autres … 'MARNAC' est vendu par M. Falletti à l'Office Départemental de HLM. Plus précisément les étages 3 et 4 pour y faire 34 logements sociaux (8 T2, 13 T3, 9 T4, 4 T5) , prix des loyers entre 1500 F et 2500 F. Le 2ème (1000 m²) serait acheté par la commune pour y recentrer un certain nombre de services à caractère social. Les accès aux commerces et aux résidences seront complètement séparées. Les travaux commenceront en septembre prochain et les appartements seront livrés en 2003. Vous pouvez, si vous le souhaitez, prendre rang auprès des services de la mairie ou téléphoner directement au Cabinet du Maire.

Le débat proposé, transformé dès les premiers mots du maire, en information pure et simple, ne porte en rien sur le problème de fond mais directement sur les détails techniques 

-          l’esthétique de l’immeuble

-          les parkings

-          la circulation

-          Marnac : véritable centre de la ville (cf : notre journal de 96). La commune a pensé, (étonnant !) que "c'était un endroit central tout indiqué pour que ça devienne le centre de Ramonville !!!" Aussi, elle souhaite acquérir le 2ème étage pour en faire des bureaux municipaux à caractère social.

 On passe 2 heures à discuter des toits, des balcons, de la façades, des parkings, de la circulation….

Ne croit-on pas relire nos articles de 96 ou 97 ou encore notre journal de campagne ?

Mais elle a aussi conscience que les problèmes de circulation, de parking ... ne sont pas encore très bien réglés.

Et le " débat " démarre comme toujours sur des problèmes de détails d'un intérêt très secondaire sans que personne n'ose attaquer les vraies questions et s'étire. Le maire gagne du temps en espérant que personne ne lance réellement les questions "chaudes". Il aurait ainsi fait sa séance publique sans ennuis ...

Enfin un membre du Conseil Syndical de la Copropriété ‘Nationale 113’ prend la parole et pose des questions pertinentes sur l’intégration de ces logements sociaux dans le tissu existant. Est-ce que la nouvelle population pourra s’intégrer ? Y a-t-il eu une enquête par rapport au voisinage ? Cette personne précise qu’il y a déjà des problèmes dans sa résidence. Pierre Cohen ne veut pas, n'ose pas comprendre, se scandalise que l'on ose évoquer cela, que l'on ait de tels propos et selon sa méthode essaie de déstabiliser son interlocuteur qui tient très bien le choc : « Impensable ! Une étude sur l’intégration est inadmissible ! …. Les HLM doivent garantir la tranquillité de leur propriété comme tout propriétaire ! »

André Bourricaud reprend la balle au bond pour dire tout le bien qu'il pensait du projet architectural, sur le fait que le centre de la ville était bien là, qu'il reconnaissait bien là les propositions de notre journal de campagne. Mais il a ensuite évoqué les risques d'accroissement de la délinquance dans le quartier et d'aggravation des « incivilités » et de l’insécurité en général si on ne prend pas des mesures d’accompagnement efficaces.. 'On' lui fait remarquer que la délinquance n'est pas l'apanage des pauvres. M. Arevallo s'est indigné et n'imaginait pas que M. Bourricaud puisse avoir de tels arguments,  ...etc, etc ...Une fois de plus nous avons un exemple de la tactique malhonnête de l'équipe municipale lors des débats publics : fausser, détourner complètement ce que disent les gens, insinuer qu'ils sont racistes comme si le fait de constater la délinquance est un signe de racisme ! Pour Monsieur le maire, il n'y a que ceux qui ferment les yeux et se taisent qui ne sont pas racistes si bien que le maire arrive à ses fins car personne n'ose ouvrir la bouche et tout le monde reste chez soi. Est-ce cela démocratie ?

Le ton s'est calmé et le maire a prêté une oreille plus attentive. A la question : " êtes-vous en mesure de garantir aux riverains la même qualité de vie, la même tranquillité ... " et bien sûr, on n'a pas eu de réponse. Le maire ne comprend pas que l'on puisse s'inquiéter de notre tranquillité. Il cite un bel exemple de logements sociaux, le bâtiment le Ferry, en bordure de la place du Canal, qui ne pose aucun problème. Les occupants y sont très heureux ... à tel point qu'ils l'ont baptisé ALCATRAZ. Nous, nous l'avions confondu avec Fleury-Mérogis ! Pour information, le Ferry est bien entendu situé dans un endroit sans aucune comparaison, à l'écart de la ville sur cette place fantôme qu'est la place du Canal !

Françoise Labrux, telle une locomotive bien chauffée, a repris la parole et lui a fait une belle démonstration de civilités qui valait le déplacement tellement elle était scandalisée par les propos du maire.

Autres interventions :

-          « Réserver aussi des appartements pour les handicapés et personnes âgées. »

-          « beaucoup trop de béton, offrir des espaces verts aux habitants  du quartier »

Conclusion : cette séance n'était en fait qu'une séance d'information sur une décision en route et ce n'est pas ces quelques remarques inévitables qui arrêteront la marche des idées dominantes dans la commune...

Nous respectons, conformément à notre projet lors de la campagne électorale, cette idée de mixité mais nous recommandons de mieux répartir ces logements, en évitant tout effet de masse.

De ce point de vue là, le projet Marnac, avec 100 % de logements sociaux rassemblés dans les étages supérieurs de l’immeuble, même avec des façades « relookées » est un erreur.

 La loi SRU impose 20 % de logements sociaux dans notre commune, avec un étalement dans le temps et dans l’espace. Dans Marnac, il serait préférable de mixer 27 logements et 7 logements sociaux. Le projet de ‘La Chaumière’ lui, va dans le bon sens (14 logements sociaux pour 70 logements). Cette formule plus équilibrée est sans aucun doute préférable.

 Nous souhaitons connaître :

-          la situation réelle actuelle du parc de logements sociaux fournie par la préfecture

-          le plan de programmation de Ramonville en matière de logements sociaux

Ces 2 questions seront prochainement posées officiellement et nous publierons, bien entendu, la réponse.

 

Tout va bien, tout va bien !!!

Le débat fut clos vers 22h30.

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